Des anomalies d’étiquetage sur plus d’un tiers des viandes vendues

Plus d’un tiers. Sur les 2000 contrôles réalisés en 2018 par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) sur l’étiquetage et la traçabilité des viandes, plus d’un tiers ont révélé des anomalies. L’enquête portait sur 1926 établissements, dont des grandes et moyennes surfaces, boucheries, abattoirs et autre établissements vendant de la viande, détaille la DGCCRF dans les résultats de son enquête, relayés par l’UFC-Que Choisir.À LIRE AUSSI : Face aux végans, la viande obtient le monopole de la mention «steak»

Parmi les anomalies, les enquêteurs ont relevé des cas de «francisation», des allégations relatives aux races, des messages quant à l’origine régionale des animaux et des signes de qualité utilisés de manière abusive. Ce non-respect des règles de traçabilité a donné lieu à des avertissements, injonctions ou procès-verbaux dans près de 40% des établissements contrôlés.

La DGCCRF a particulièrement noté l’absence fréquente de la mention d’origine dans les boucheries traditionnelles et les rayons boucherie des grandes et moyennes surfaces, notamment pour la viande de veau. Du côté des rayons libre-service, les enquêteurs de la DGCCRF soulignent que les pré-emballages mentionnent bien l’origine des viandes ainsi que le potentiel de tendreté, mais qu’ils comportent souvent des manquements. Par ailleurs, les résultats de l’enquête révèlent qu’il «n’est pas rare de constater la présence d’affiches publicitaires promotionnelles approximatives, voire trompeuses.»À LIRE AUSSI : La DGCCRF a enregistré plus de 55.000 réclamations de consommateurs en 2019

Pour expliquer ces manquements dans les grandes et moyennes surfaces, la DGCCRF évoque notamment l’absence d’autocontrôles des procédures de traçabilité et une formation insuffisante du personnel.

L’étiquetage de l’origine (pays d’élevage et d’abattage) est pourtant obligatoire depuis 2015 pour la quasi-totalité des viandes, et une loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires est venue renforcer ces mesures en juin 2020. La DGCCRF a ainsi constaté que les établissements qui respectent désormais parfaitement les procédures sont ceux qui ont été précédemment contrôlés. C’est pourquoi elle annonce à la fin des résultats de son enquête qu’elle reconduit ses contrôles des opérateurs concernés en 2020.La rédaction vous conseille